Les conclusions et l’avis défavorable du commissaire enquêteur mènent ce projet de carrière à Kerangoarec, Arzano, dans une impasse tant les objections sont nombreuses et solidement étayées. Il est heureux de voir que les arguments des opposants, dont nous sommes, aient été pris en compte avec objectivité et rigueur. La qualité et l’exhaustivité de ce rapport sont indéniables. Ellé Vivante remercie tous ceux qui ont contribué à révéler l’ineptie et le danger d’un tel projet qui ne repose sur aucun besoin réel. Sans cette synergie et l’engagement de beaucoup, les fausses idées l’auraient emporté. Une commission des carrières examinera ce dossier, puis le préfet prendra sa décision. Il est peu probable que nous en ayons connaissance avant mai/juin de cette année. D’ici là notre vigilance demeure intacte.
Dominique Avelange
Président d’Ellé Vivante
Lorsque deux ingénieurs, issus de deux de nos meilleures grandes écoles, posent un regard critique sur le chapitre tirs de mines, voici ce qu’ils nous apprennent.
Leurs analyses de spécialistes démontrent une fois de plus la légèreté de l’élaboration de cette étude d’impact.
Pour la petite histoire, sachez qu’ils ont environ 40 ans de différence d’âge. L’un d’eux vient des Ponts et Chaussées. Lequel ? L’un est militant dans une association. Lequel ?
Peu importe. Merci à eux deux d’avoir bénévolement contribué à la « manifestation de la vérité ».
Environnement. Un éleveur de Mayenne, voisin d’une usine traitant des déchets contaminés, a dû abattre tout son troupeau. Il craint de ne jamais s’en remettre. Suite et lien ici...
Depuis dix mois, en Mayenne, le cheptel de huit exploitations agricoles se trouve sous séquestre. Une décision qui fait suite à des taux anormalement élevés de PCB (polychlorobiphényles) retrouvés dans le lait et la viande. L’usine Aprochim, spécialisée dans le traitement de déchets contaminés au PCB, un produit classé cancérigène et interdit depuis 1987, a été identifiée comme la source de cette pollution. Un phénomène ponctuel selon l’industriel, qui fait valoir son respect des seuils tolérés. Pourtant, en février, un ex-dirigeant et deux anciens salariés ont été mis en examen pour avoir fourni, entre 2000 et 2003, "des faux et des déclarations mensongères à l’administration".
Un échange de mails, le 7 juillet 2003, pourrait faire naître un doute sur la mesure des taux de PCB. Un chimiste de l’usine Aprochim prévient alors le directeur d’Axe, société chargée d’analyser les autocontrôles, de mauvais résultats obtenus. Il évoque notamment "des taux en PCB dans l’air très supérieurs aux maxima [de l’arrêté préfectoral d’autorisation]". Laurent Bourlinguez, le directeur d’Axe, répond : "Je te propose d’informer la Drire de ces résultats en mettant en doute les valeurs obtenues sur les PCB et leur (la Drire) proposer une mesure de confirmation (bis : ils ne sont pas fous !!!). Il faudra nettoyer au préalable et faire la mesure le lundi matin par pur hasard !!!" Le directeur d’Axe qualifie au passage la situation "d’un peu gênante mais gérable". Suite et lien ici...
Les participants viennent pour moitié d’Arzano, et pour un bon tiers de l’entreprise Pigeon. Les associations NPCB, Collectif contre la carrière et Ellé vivante ont bien étudié le dossier. Le commissaire enquêteur va diviser le débat en sept grands thèmes. C’est l’hydrogéologie, les camions et le tourisme qui vont enflammer le débat et surtout mettre en difficulté l’entrepreneur...